
Notre administrateur arrive premier des élections au Conseil de l'Ordre des architectes de Bruxelles-Capitale et du Brabant wallon, avec 317,94 voix. Retour sur son engagement et ses réponses au questionnaire des candidats.
Élu en tête du scrutin
Vincent Pierret, administrateur de l’ARiB, a été élu au Conseil de l’Ordre des architectes de Bruxelles-Capitale et du Brabant wallon (BCBW). Il arrive en tête des suffrages, avec 317,94 voix.
Le vote électronique s’est clôturé le 15 octobre 2026 à midi. 2 042 architectes y ont participé, pour 16 candidats en lice.
Ces élections renouvellent tous les trois ans la moitié des conseils de l’Ordre. Les élus succèdent aux mandataires dont le mandat se termine le 31 décembre 2026.
Un architecte engagé à l’ARiB
Vincent Pierret est architecte au bureau LPPA (Ledroit Pierret Polet Architectes), à Ixelles. Il enseigne à la Faculté d’architecture de l’ULB – La Cambre Horta, où il représente le corps scientifique.
À l’ARiB, il siège au conseil d’administration. Il y porte plusieurs chantiers :
- Marchés publics et concours : honoraires, défraiement des esquisses, accès des jeunes bureaux aux concours ;
- Réglementations urbanistiques : RRU, CoBAT, arrêté de dispense ;
- Relations avec le Bouwmeester Maître Architecte (BMA), au sein de la délégation de l’ARiB.
Ces dossiers rejoignent directement son programme : des concours correctement rémunérés, la qualité plutôt que le prix, et des procédures urbanistiques plus simples.
« Faire bouger les choses » : ses réponses au questionnaire des candidats
Début octobre, l’ARiB a soumis un questionnaire aux candidats, avec l’UPA-BUA et le soutien de l’AABW. Objectif : permettre aux architectes de voter en connaissant les positions de chacun. Voici les réponses de Vincent Pierret, telles qu’il les a rédigées le 6 octobre 2026.
Pourquoi se présenter
Pourquoi souhaitez-vous rejoindre le Conseil ? « Pour faire bouger les choses, avec une approche constructive et pragmatique. Ma pratique chez LPPA, mon enseignement à l’ULB–La Cambre Horta, mon mandat de représentant du corps scientifique et mon engagement à l’AriB me donnent des regards complémentaires que je souhaite mettre au service de la profession. »
Quelle est la première chose que vous souhaiteriez faire évoluer ? « Rapprocher l’Ordre des architectes : écouter leurs difficultés concrètes, identifier quelques actions réalisables rapidement et rendre compte des résultats. Un Ordre qui écoute, agit et explique ce qu’il fait sera plus utile et renforcera la confiance des architectes. »
Un Ordre transparent et bien gouverné
Modernisation de l’Ordre. « Oui. Pour un Ordre plus transparent, plus utile et plus proche de la pratique : clarifier ses missions et ses limites, rendre compte de l’utilisation de ses moyens, offrir des services concrets aux architectes et mieux défendre collectivement la profession. »
Gouvernance. « Oui. Les grandes orientations doivent être débattues au CFGOA, mais nourries par les réalités du terrain. Conseils provinciaux et associations professionnelles doivent être consultés en amont. Décloisonner l’Ordre, c’est aussi faire davantage dialoguer ces acteurs. »
Transparence des décisions. « Oui. La transparence est indispensable à la confiance. Les décisions importantes doivent être accessibles, compréhensibles et motivées. Les architectes doivent pouvoir savoir ce qui est décidé en leur nom, pourquoi et avec quels moyens. »
Cotisations et moyens. « Les moyens de l’Ordre doivent prioritairement servir ses missions légales et apporter une réelle valeur aux architectes. Budget, comptes, principales dépenses et rémunérations liées aux mandats doivent être présentés de manière simple et accessible aux membres. »
Éthique des mandataires. « Oui. Une charte claire protège autant l’institution que ses mandataires : indépendance, conflits d’intérêts, collégialité, disponibilité et utilisation des moyens. Ces règles doivent être connues de tous et appliquées avec cohérence. »
Un Ordre proche des architectes
Proximité. « Le niveau local doit rester celui de la proximité : écoute, accompagnement et connaissance du terrain. Ce qui peut être fait plus efficacement ensemble — outils, expertise, communication et représentation politique — devrait être mutualisé au CFGOA. »
Écoute des architectes. « L’Ordre doit aller vers les architectes, et pas seulement l’inverse : consultations régulières, dialogue avec les associations et l’enseignement, enquêtes courtes sur les difficultés du terrain et, surtout, retour transparent sur les actions entreprises à la suite de ces consultations. »
Défendre la profession
Le stage. « Le stage est à la fois un travail et une formation professionnelle, une transition essentielle entre l’école et la pratique. Comme praticien et enseignant, ce lien me tient particulièrement à cœur. Le stage doit offrir un réel encadrement et un apprentissage diversifié, avec un statut et une rémunération justes. »
Situation économique des architectes. « Il faut d’abord défendre la valeur de notre travail. La concurrence systématique par les honoraires fragilise la profession. Favorisons une juste rémunération, des concours rémunérés fondés sur la qualité, ainsi qu’une réflexion sur les statuts et la protection sociale, particulièrement en début de carrière. »
Conditions d’exercice de la profession. « Priorités : défendre une rémunération juste, mieux répartir les responsabilités entre acteurs, promouvoir des marchés publics et concours privilégiant la qualité et simplifier et harmoniser les procédures urbanistiques, notamment entre communes, afin de réduire délais et contradictions. »
Défendre l’architecture
Rôle sociétal et environnemental. « Oui. Défendre l’architecture, c’est aussi défendre la qualité de notre cadre de vie. L’Ordre doit soutenir la qualité architecturale et environnementale et dialoguer avec ceux qui la font vivre : BMA, associations professionnelles et culturelles, enseignement, revue A+ et AriB notamment. »
Toutes nos félicitations, Vincent
Le conseil d’administration et l’ensemble des membres de l’ARiB félicitent chaleureusement Vincent pour ce très beau résultat. Arriver en tête avec plus de 2 000 votants, c’est un signal clair : les architectes attendent un Ordre plus transparent, plus proche du terrain et plus engagé pour l’architecture.
Au Conseil, Vincent siégera au service de tous les architectes de Bruxelles et du Brabant wallon, en toute indépendance, comme il s’y est engagé. De son côté, l’ARiB poursuivra le dialogue avec l’Ordre, notamment à la table ronde à laquelle l’Ordre a convié les associations professionnelles.
Bon mandat, Vincent, et merci pour ton engagement !
