Une mission, cinq convictions, une grille de lecture et une posture : la nouvelle charte fixe ce qui guide chacune de nos prises de position. Son texte intégral est désormais en ligne sur notre site.
En mars 2026, l’ARiB a renouvelé son conseil d’administration. Parmi les premiers chantiers de la nouvelle équipe : réécrire sa charte. Adoptée par le conseil d’administration, elle guide désormais chacune de nos prises de position.
Le texte intégral est hébergé sur notre nouveau site, à la page La charte de l’ARiB : chacun peut le lire, le partager et y renvoyer.
Pourquoi une nouvelle charte ?
Née de l’union des associations professionnelles bruxelloises, l’ARiB s’était dotée d’une charte fondatrice qui posait une ambition générale. En mai 2026, nous avons demandé à nos membres ce qu’ils en attendaient. Ils jugeaient ses grands axes toujours pertinents, mais beaucoup réclamaient un texte plus concret, plus ancré dans Bruxelles et plus clair sur la place de l’ARiB parmi les autres acteurs.
La nouvelle charte répond à ces attentes. Elle s’inscrit dans l’esprit de la Déclaration de Davos (2018) et du New European Bauhaus.
Notre mission
L’ARiB rassemble les architectes bruxellois autour d’une conviction : la qualité de l’espace public et du bâti est un bien commun. Dans l’esprit de la Déclaration de Davos et du New European Bauhaus, elle œuvre pour une architecture belle, durable et inclusive, à la hauteur des défis régionaux, sociétaux et environnementaux de Bruxelles. Pour cela, l’ARiB représente ses membres auprès des pouvoirs publics, les soutient dans leur pratique et les informe.
Trois missions, dans cet ordre :
- Représenter. Porter la voix des architectes bruxellois auprès de la Région, des administrations, du Bouwmeester Maître Architecte et des instances de la profession. Concrètement : rencontre avec la BMA en juin 2026 sur les concours et marchés publics, notes aux cabinets bruxellois sur la simplification urbanistique et sur Renolution, présence dans l’Alliance Renolution depuis 2021.
- Soutenir. Défendre des conditions d’exercice correctes (rémunération, concours, statut des stagiaires et collaborateurs) et faire réseau entre confrères. Concrètement : des groupes de travail thématiques, la soirée Matériaux durables et l’afterwork entre associations de septembre 2026.
- Informer. Décrypter les réformes qui changent la pratique (RRU, CoBAT, PEB) et partager l’information utile par la newsletter, le site et nos réseaux. Concrètement : un débat sur les freins à la circularité le 4 février 2027 à l’Architects’ House, avec le CERAA et l’UPA.
Nos cinq convictions
- L’aménagement du territoire est d’intérêt public. La qualité de l’architecture n’est jamais une affaire purement privée.
- La qualité du cadre bâti est un bien commun. Elle conditionne le bien-être, la cohésion sociale et l’identité d’un lieu, et se mesure au-delà du seul rendement économique.
- L’architecte apporte une valeur ajoutée spécifique : la transversalité entre créativité, maîtrise technique et culture architecturale. Elle doit être reconnue, défendue et rémunérée à sa juste mesure.
- Beauté, durabilité et inclusion forment un tout. Aucune ne peut être sacrifiée aux autres ; chaque position de l’ARiB cherche leur équilibre.
- Bruxelles est notre échelle d’action. Région-capitale, multilingue et internationale, elle appelle des réponses que les architectes qui y exercent sont les mieux placés pour formuler.
Une grille de lecture pour chaque position
Avant de soumettre une recommandation au vote du CA, chaque groupe de travail la confronte à huit questions. Une réponse négative n’écarte pas la position, mais elle doit être expliquée et assumée.
- Qualité : renforce-t-elle la qualité de l’espace public et du cadre bâti bruxellois ?
- Intérêt public : sert-elle l’intérêt général au-delà des intérêts particuliers ?
- Durabilité : est-elle cohérente avec les enjeux climatiques, environnementaux et de ressources ?
- Inclusion : favorise-t-elle l’accessibilité, l’abordabilité et la mixité ?
- Contexte et culture : respecte-t-elle le contexte bruxellois, son patrimoine et le génie du lieu ?
- Rôle de l’architecte : renforce-t-elle les conditions d’exercice, la déontologie et la reconnaissance de l’architecte ?
- Faisabilité : est-elle tenable pour les confrères qui l’appliqueront sur le terrain ?
- Cohérence : est-elle alignée avec nos positions antérieures et nos références ?
Notre posture
Face aux pouvoirs publics, à l’Ordre des architectes, aux maîtres d’ouvrage, aux médias, aux associations sœurs comme à nos membres, l’ARiB se veut :
- constructive et exigeante : nous ne nous opposons jamais sans proposer d’alternative ;
- dialoguante et collaborative : nous travaillons avec les structures existantes plutôt que de les dupliquer ;
- indépendante : d’aucun acteur public, privé ou politique ;
- transparente : nos positions sont motivées, traçables et communiquées à nos membres ;
- ouverte et trilingue : nous représentons tous les architectes actifs à Bruxelles, francophones, néerlandophones et internationaux.
Une charte vivante
La charte guide toutes les positions et prises de parole au nom de l’ARiB, et le CA la revoit chaque année. Sa version à jour est toujours celle publiée sur notre site : lire la charte complète.
Vous partagez ces convictions ? Rejoignez-nous : l’adhésion est gratuite pour les étudiants et les stagiaires architectes, et réduite à 40 € pour les jeunes architectes.
